Archives pour la catégorie pure data

Ouroboros

Ouroboros est une performance sonore qui utilise les paramètres internes de l’ordinateur pour (essayer de ) générer de la musique procédurale. Un programme créé dans Processing récupère les données et statistiques des performances de l’ordinateur (mémoire, processeur, disque dur) en se basant sur le moniteur de performances de Windows. Ces données sont ensuite envoyés via osc dans pure data, ou elle sont retraités et renvoyé à nouveau vers Fruity loops (logiciel de musique ) sous formes de données midi. Mais à chaque fois qu’une nouvelle note est jouée, une fenêtre de firefox s’ouvre, ayant ainsi une incidence sur les performances de l’ordinateur. La machine se mord la queue…
L’ouroboros, dans de nombreuses mythologies est un serpent qui se mange lui même. La finalité de cette performance serait peut être de faire planter l’ordinateur, mais je n’y arrive pas, comme quoi Windows est parfois plus stable que ce que l’on en (mé) dit…

Du travail d’équipe:


1) Le moniteur de performances de Windows. Les données sont écrites dans un fichier texte.

2) Processing récupère les données du fichier texte et les envoie vers pure data via osc. Chaque nouvelle donné envoyée entraine l’ouverture d’une nouvelle fenêtre de Firefox, pour le plus grand plaisir de l’ordinateur et de windows.


3) pure data retraite et organise courageusement les données puis les envoie en midi vers fruity loops.

4) fruity loops reçoit les données midi qui sont redistribuées vers une dizaine d’instrument:
basse, guitares, guitare indienne (qui sonne comme le gamin trisomique qui joue du banjo dans Délivrance )…


5) Le résultat final à l’écran. Windows est au bord du crash, mais tient bon.

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Edit du 13 Avril:

Je viens de me rendre compte qu’un artiste a plus ou moins fait le même projet que moi il y a de cela un an. Deux solutions d’offrent à moi:

1) Je retourne dans le passé et je tue ce type avant qu’il n’ait l’idée de ce projet.

2) J’abandonne ce projet et je passe à autre chose, de toutes manières j’ai plein d’autres idées à exploiter.

Je choisis la solution n°2…

Le cri de la wiimote

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J’ai retrouvé dans les tréfonds de mon disque dur cette vidéo, réalisée l’année dernière pendant un workshop avec Ricardo et Gonzagues. Il s’agit d’une petite démo ou la manette wiimote est utilisée pour générer du son dans pure data. Les données de la wiimote sont envoyées dans bluesoleil (au fait, la dernière version du dit bluesoleil fonctionne parfaitement avec la wiimote…) puis transférées dans glovepie, ou un script envoie les données de la manette (accélération, rotation, etc) vers Pure Data via osc (il s’agit du même système que j’ai utilisé dans crs simulator).

Mais tout ça ne fait pas un projet à part entière: Le son n’est pas très intéressant (à part pour les fans d’ultrasons, ça doit exister ) et ce genre de bidouilles/ acrobaties a déjà été effectué par pas mal de monde.

Bourse > partition > musique

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Je travaille actuellement sur un projet de software qui récupère en temps réel les cours de la bourse sur internet et génère à partir de ces valeurs financières une partition pouvant être interprété par des musiciens. La finalité de ce projet est de fournir une plate forme/ interface pour la réalisation de performances par des musiciens qui pourraient interpréter, voir improviser sur le Cac 40 ou le Nasdaq.

Je cherche pour le moment à établir des règles, un mètre étalon ( voir Duchamp ) qui consisterait à édicter qu’une valeur donnée correspond à telle note ou élément de notation. Au fur et à mesure que le cours de la bourse évolue, de nouvelles notes apparaissent sur la partition. Il faut ainsi que je trouve une équivalence entre le temps d’arrivée des données (flux ) de la bourse et les différents temps de la notation musicale (tempo, intervalle ). La difficulté réside notamment dans la tentative de faire coïncider ces différentes échelles de temps ( temps du flux / temps de la notation / temps de l’exécution musicale ).

Ce qui m’intéresse dans cette confrontation entre les marché financiers et des musiciens par le biais d’un programme, c’est la manière dont un musicien pourrait ajouter du « sensible », ou du sens sur une partition générée par un ensemble de paramètres (l’économie ) incontrôlable et incompréhensible, soumis à une certaine forme de hasard (cf John Cage ). Les termes de cette sublimation de l’argent en musique sont encore à définir, mais il me semble que cela serait plus intéressant si la machine générait une ligne musicale simple et répétitive, sur laquelle des musiciens rompus au jazz, par exemple, pourraientt improviser et enrichir au niveau harmonique, rythmique. La machine impose un programme que le musicien suit tout en prenant ses libertés avec.

Un parallèle avec l’alchimie me parait également intéressant, car au delà de la transformation physique d’un matériau en un autre (transmutation ) il y a également un aspect spirituel qui rentre en jeu.

Ce projet est dans la continuité d’un travail débuté l’année dernière (voir ici, ici et ) ou un patch pure data récupérait les datas de la bourse sur le net et les recrachait sous forme de son… pas très mélodieux.
J’aimerais désormais ouvrir ce système vers l’extérieur afin que ces données trouvent un autre encrage dans le monde physique que de simples hauts parleurs . Je suis en train de passer de pure data vers processing (ce dernier étant beaucoup plus portable et permettant de réaliser des projets visuellement plus complexes qu’avec pure data ).

Je suis plutôt limité par mes faibles connaissances musicales sur ce projet (je lis avidement un bouquin du style “le solfège pour les nuls” pour tenter de remédier à mes lacunes en matière de notation musicale). Je cherche des musiciens plutôt confirmé et branché jazz, free-jazz ou au pire post-rock, qui seraient intéressés pour collaborer avec moi sur ce projet . Je conçois vraiment ce projet comme un espace d’échange et d’ouverture interdisciplinaire.

« Ségolène Royal élu Président de la République »

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Je n’invente rien, c’est ce qui indiqué sur le blog automatisé de Ségolène Royal. Quand à celui de Sarkozy, il reste désespérément muet depuis sa (supposé ) défaite. Voila qui pourra peut être remonter le moral de certains.

Avec la fin des élections, il est donc temps de mettre un terme à ces blogs à mises à jours automatiques qui échangeaient les propos des candidats à l’élection présidentielle. J’ai amélioré le script php, et dans la dernière version, il était capable de vérifier si un nouveau texte venait d’être publié, et si ce texte était identique au précédent, il ne procédait pas à la mise à jour du blog.

Ce principe d’échange de discours a permis quelques perles d’humour absurde. Ainsi on apprendra quun débat entre Nicolas Sarkozy et Nicolas Sarkozy a eu lieu, ou bien quelques articles plus tard on découvrira un discours de Sarkozy ou ce dernier se perd en compliments digne de De Gaulle à l’attention du « peuple de France » (alors qu’il s’agit à l’origine d’un discours de Royal).
Il est amusant de constater que cet échange de valeur, de discours à eu lieu « pour de vrai » durant la campagne, notamment lors du débat (Ségo se met en colère,tandis que Sarko devient respectueux).
L’on a toujours des attentes particulières face à un candidat, et le discours de l’un devient ainsi parfois inacceptable ou intriguant dans la bouche de l’autre. Car tout ce qui compte actuellement c’est l’image, et les stratégies de communication employées sont digne du marketing. Les politiques sont des produits/emballages/packaging qui tentent de s’adapter face à leurs différends publics, répétant leur numéro, leurs mimiques et leurs phrases d’accroche à envie, adaptant leur fond de commerce aux circonstances, et n’hésitant pas à emprunter les idées d’autrui. La politique-spectacle au final n’engendre que des candidats hybrides, à mi-chemin entre le chanteur de variété et le représentant de commerce, des enveloppes vides obnubilés par le pouvoir.

Enfin, à voir, un blog intéressant qui utilise un système assez similaire au mien (exploration de flux rss et mises à jour automatique), plus d’informations par .
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