A propos de Sim Sarkozy, du « casse toi pauvre con » et de la notion de simulation.

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Après le fameux non-évènement que représente la démonstration vulgaire effectuée par notre cher président lors du dernier salon de l’agriculture, j’avais très envie d’adapter cet épisode sous forme de jeu vidéo. La notion de simulation est bien évidemment ici ironique; La simulation, dans sa tentative de recréer exactement tous les aspects de la réalité, oublie un paramètre important: la vraie vie réelle est ennuyeuse à 80% (manger, faire caca, regarder Derrick, etc ). Vouloir recréer un morceau de réalité dans un jeu tient du leurre. Ça reste factice. Ou alors il faudra resserrer le cadre et supprimer l’anecdotique.

L’idée de créer un jeu basé uniquement sur un élément ennuyeux de la vrai vie (serrer des mains et parler à ses électeurs ) me semblait assez crétine pour devenir intéressante (un peu comme dans le jeu Desert bus, ou le joueur doit traverser en temps réel et en bus le désert du Nevada. Passionnant!). La simulation, dans sa tentative vaine de recréer le fonctionnement d’un système, s’appuie toujours sur des paramètres. Je me demandais sur quoi pouvais bien tenir la popularité (et de par le fait la pérennité ) d’un président. C’est pourquoi on visualise dans le jeu sous forme de jauge, les sondages, la santé du président, le pouvoir d’achat, et la « puissance » de son serrage de main. Bien sur dans le monde réel, il y a beaucoup plus de paramètres qui rentrent en jeu, mais -hé- ça reste une simulation.

Musiques utilisées dans le jeu:

Gheorghe Zamfir et Vladimir Cosma : sirba (le grand blond avec une chaussure noire )
Hajime Hirasawa : corneria
Devo : mongoloid

Plus d’infos sur le jeu ici (ou plus bas…)

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