Archives mensuelles : juillet 2009

Nosferatu le vampire @ Tout doit apparaître

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Nosferatu le vampire est une installation présentée dans la cadre de l’exposition Tout doit apparaître / Lêche vitrine artistique, jusqu’au 30 septembre 2009 à la librairie Siloë / le baptistère, à Aix en Provence. Il s’agit d’une maquette de ceux à quoi pourrait ressembler le projet Nosferatu (convertir le film de Murnau en une collection de livres ) une fois terminé. Les livres sont ici factices (à l’exception du premier volume ), ce sont de simples boîtes en carton imprimées et montées « à la main », mais ils permettent de montrer le volume qu’occuperaient dans l’espace un film de 73 minutes converti en livres (51100 pages, tout de même !).

Je tiens à remercier Marc Aurelle et Jean Christofol pour leurs conseils avisés, Leïla Hamdani pour m’avoir aidé à monter les boîtes (ainsi que Pierre-Loup et Alexa ) , et tous ceux que j’oublie !

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Nosferatu le vampire

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Le but de ce projet est de convertir l’intégralité du film Nosferatu le vampire, de Murnau, sous forme de livres. Chaque photogramme du film correspond à une page d’un livre. Cette conversion est réalisée à l’aide d’un logiciel que j’ai créé. A raison de 12 images par seconde et sachant que le film dure 73 minutes, il faut 51100 pages, soit 73 livre de 700 pages, pour coucher sur papier l’intégralité des photogrammes du film Nosferatu. Ces 73 livres peuvent tenir sur une étagère de 3 mètres de longueur.
Ce projet est une réflexion sur les différentes échelles de temps existante entre le film et le livre. Un film nous impose son propre temps et une certaine linéarité (du moins cela était vrai jusqu’à l’avènement de la vhs et du dvd. ), tandis que face au livre, nous choisissons notre temps et notre sens de lecture. Un film sous forme de livre est un peu le dvd ultime car il permet une navigation facile au sein de l’image, des sauts temporels, en avant ou en arrière sont possible et ce, de manière immédiate. De plus, le livre est un objet palpable, physique, là ou le film n’existe que sur un écran. Chaque image, ou photogramme du film sera imprimé séparément sur une page, produisant ainsi en quelques sorte un flip-book. Habituellement la durée/ longueur d’un film s’exprime en heures/ minutes, en mètres (de pellicule ) , en nombre de bobines ou en méga octet sur un dvd. Ici, c’est le nombre de page et le nombre de livres qui détermine la longueur du film. Convertir un film en livre est aussi une manière cheap et inutile de le pirater, mieux que les Divx !
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J’ai choisi d’utiliser le film Nosferatu, car il s’agit d’un film muet, donc le son n’est pas nécessaire pour la compréhension de l’action et peut donc être plus facilement converti en bouquin. De plus, le film de Murnau est tombé dans le domaine public, je peux donc le copier et le modifier à ma guise sans craindre les hordes d’avocats des ayants-droits. Ensuite il y a un parallèle intéressant entre le sujet de ce film et ce dont parle ce projet: Au cinéma c’est la lumière qui est nécessaire à l’enregistrement et à la reproduction des images sur la pellicule (cette lumière qui vient frapper la pellicule, et cette même lumière que craint Nosferatu (hé, c’est un vampire !)), tandis que sur un livre, c’est l’encre qui fixe les images. Enfin, le vampire peut vivre éternellement, de la même manière qu’un livre, qui, contrairement à la fragilité inhérente au support pellicule, peut être conservé de longues années.
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L’idiot du village planétaire

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L’idiot du village planétaire est un livre fourre-tout qui compile la plupart des dessins que j’ai réalisé entre 2006 et 2009.

56 pages noir & blanc sur papier vergé, 7 €.

Si vous désirez vous procurer un exemplaire du bouquin, il vous suffit de m’envoyer un message et de procéder à un virement de 7 € sur mon compteClearstream au Luxembourg.



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